Merci à … !

Tous ceux qui nous ont ouvert leur porte, qui nous ont offert lit, douche, et souvent un repas, et avec qui, surtout, nous avons partagé nos histoires et nos émotions. Merci à tous ceux qui ont fait partie de notre voyage !

De nous avoir accueillis pendant le voyage : Daphné à Chastre, Georges et Rolende à Bruxelles, Pierre-Yves et Vanessa à Carnon, Lise et Bernard à Mèze, Nourdine à Tétouan, Abdou et Zihad à Oued-Laou, Mounaïm à Bab-el-Kohms, Habib à Tasa-Kermet-Ben-Salem, Didier à Rabat, Loulou à Tarifa, Olivier et Isabelle à Lisbonne, Patu à Santiago, Monique à St Girons, Solène et Charlie à St Martin, Dédé à Ax-les-Thermes, Calou au refuge du Ruhle, Hélène à Perles, Roseline et Franck à Perles, Olivier et Léa à Toulouse, ainsi que « Coco », Valentin à la Grève sur le Mignon, Louise et Yannick à Bois-de-Cené, la ZAD à Notre-Dame des Landes, à la famille anglaise qui nous a payé notre 1ère nuit en camping à Portsmouth, Wim et Mieke à s’Hertogenbosch, Papy et Mamy à La Calamine, Grand-Papy et Bonne-Mamy à Neufmarteau, Fred et Sophie à Liège, Etienne et Marjan à Ben-Ahin.

Dans ce très beau réseau « Warmshowers » : Anne à Avignon, Delphine et François à Mouriés ; Isabelle et Fred à Lunel, Higinio à Medina Sedonia, Amelia à Mazagon, Morten et Mafalda à Santa Cruz, Sebastio et Madalena à Caldas da Rainha, Daniela et Arthur à Marinha Grande, Nuno à Arazede, Joao et Yolanda à Silvalde et à Porto, Roberto à Gondomar, Francois, Morgane et 400 brebis à Méharin, Manu et Julie à Contenac, Jean et Françoise à Saintes, Jérôme et Maité à Porcaro, Muriel à Ville Damon, Philippe et Geneviève à Pleslin Trivaro, Tom et toute sa famille à Devizes, Jane and John à Bath, Mike et Matthew à Bristol, Eilidh et Jake à Glasgow, Leo à Oban, Karen à Inverness, Martyn à Edimburgh, Lex à Langerak, Simon et Ans à Mierlo

D’avoir partagé notre route, avant et pendant le voyage : Anne et Emmanuel, Isabelle et Simon, Marie et Jean-Marc et tous les cyclistes du 26 mars, Denis et Brigitte et Benoît, Anne-Laure, Marten et Mafalda, Anne-Marie et Gildas, Régine et Lily, Vinciane et Fany , Loïc, Nils, Natacha, Malik et Gavril, Philippe et Geneviève, re-Anne-Laure, Papy et Mamy, Jean-Phi, Jérôme-le-coursier-mosan…

Special thanks to : Nils pour la gestion de notre fortune, Olivier et Léa pour avoir fait vivre notre maison, Didier pour les 2 nuits bonus à Rabat, Loulou et ses quatre petits chats, St Jaques de Compostelle, Anne-Laure, Dédé notre GO d’Ariège, Calou et sa team, Tom King à Devizes, Mike et Matthew pour leur accueil à Bristol, Papy et Mamy de nous avoir donné le virus du vélo, Grand Papy et Bonne-Mamy pour nous avoir laissé partir, nos familles, La Maison des enfants, Ecoconso, L’IEC et nos voisins de l’habitat groupé de Buzet !

Voila, on est rentrés!

 

Frontière belge.  On n’en revient pas!

dscf6141Depuis Maastricht, nos roues ont des ailes! C’est que Papy et Mamy nous attendent! On retrouve tout le monde le dimanche. Quelle fête et quelle émotion! Le lundi, Papy et Mamy nous accompagnent jusque Limbourg! Faut dire que c’est eux qui nous ont donné le virus du vélo!

Apres, c’est au tour de Grand-Papy et Bonne-Mamy de nous retrouver à Neufmarteau.  Il fait splendide, on se repose, et on donne un coup de main.  On retrouve aussi Christel, Daniel et leurs 3 voyageurs pour une soirée magique autour du feu.  Qu’est ce qu’on a bon, quand même.

On se sent déjà presque chez nous.  On suit la Hoëgne, puis la Vesdre, puis l’Ourthe puis la Meuse, puis la Sambre (petit refresh hydrographique…!) pour rentrer à la maison.  Au passage, on loge chez Fred et Sophie a Liège, puis chez Etienne et Marianne à Solières. On retrouve notre bonne vielle Belgique, avec ses accents, ses maisons Thomas et Piron, ses routes défoncées, son bassin industriel, ses nouvelles économiques et politiques désastreuses…Mais aussi le cinéma, les jolies forêts, les nouveaux projets et initiatives qui ont éclos en notre absence.

 

Et puis, surtout, on retrouve ce qu’il y a de plus précieux ici:  les amis, les voisins, la famille…

Voilà, on reprend nos habitudes, on ré-enfile nos pantoufles d’avant, rien ne semble avoir vraiment changé…Est-ce que ce voyage va transformer, changer ou influencer notre quotidien?  Nous voila rentrés, tous entiers, avec dans nos bagages non seulement des vêtements bien sales et usés, mais aussi un tas de souvenirs, des liens resserrés entre nous, une vision élargie du monde, des liens créés avec d’autres cyclistes et citoyens d’Europe, l’apprentissage de l’itinérance, de l’adaptation, de la vie au grand air, la chance d’avoir pu vivre dans un autre rapport au temps (si long) et à l’espace (si vaste).  Voilà de quoi poursuivre notre voyage…intérieur!

Ne quittez pas trop vite notre blog..on a encore quelques idées d’articles en rab et photos inédites…A bientôt, en vrai!

 

 

Hartstikke Leuk!

Nuit en ferry: Newcastle-17h…Amsterdam 9h30!

Et nous voilà aux Pays-Bas! On a l’impression d’être presque chez nous, mais pas tout à fait quand même! Il y a des vélos partout partout partout! On en a presque le tournis! Quelle ambiance! Ji-F a repéré notre itinéraire pour rejoindre La Calamine: 200 points noeuds et 300 km de pistes cyclables. Priorité pour les cyclistes partout, même dans les rond-points. Sur du plat. Et sous le soleil. Le rêve du cycliste!

Même si on pense connaître la Hollande, ça reste autre chose de la découvrir à vélo. On  longe des kilomètres de mini canaux, de maisons construites sur des lopins de terre surélevés, on roule sous le niveau de la mer, ou sur des digues surélevées. Qu’est ce qu’ils ont trimé, ces hollandais pour habiter leur pays. S’en fait ressentir un aménagement du territoire hyper rationnel (« c’est tout rangé, ce pays » disent les enfants!). Les villes sont des villes, les villages sont de vrais villages et la campagne, c’est la campagne. Grâce à ça, même si c’est tout plat, cela reste très joli!

On passe deux nuits chez des warmshowers-vrienden op de fiets très sympas! Lex, d’abord, qui nous partage sa cabane de jardin, puis Simon, un « enthousiast cyclist » qui a transformé une pièce de sa maison en musée du vélo! Nous passons une excellente soirée avec lui et sa femme Ans.  À ´s Hertogenbosch, nous recevons un accueil 5 étoiles chez Wim en Mieke, parents d’accueil de Dona lors d’un séjour en Hollande en 1995.

Une fois de plus, Mieke ne tarit pas d’histoires sur les  Pays-Bas, sur Den Bosch,…Elle nous emmène sur les traces de Jeroen Bosch, un artiste peintre hollandais du 16eme siècle, qui a réalisé des œuvres extrêmement modernes et avant-gardistes pour son époque. Les Hollandais ont de qui tenir: ils nous apparaissent une fois de plus comme un peuple plein de bon sens, intelligent, ouvert d’esprit, sportif, bosseur, mais qui sait aussi bien rigoler et bien s’amuser. Comme en témoigne la restauration de la cathédrale Sint Jan: désormais, un nouveau petit ange « moderne » se dresse sur une des tours de l’église…

Bref, on en deviendrait presque Hollandais!

We did it!

Glasgow-Inverness, 500 km par la route cycliste 78…

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Qu’en dire?
Sentiments partagés, des moments d’extase et d’autres de ras-le-bol…
Bon, commençons par rendre honneur à l’Ecosse, qui détient notre palme des paysages les plus époustouflants! Nous pédalons d’abord de Glasgow jusque dans l’Argyll, puis remontons par Oban, dans un relief assez accidenté, avec quelques beaux dénivelés à notre actif. Ensuite, nous nous engageons dans la Great Glen Way, la faille qui divise l’Ecosse en deux, et passons par Fort William, Fort Augustus et Inverness, le long du Canal Calédonien (ouf, on retrouve du plat) et du Loch Ness mythique!


La météo est…écossaise, donc bien bien humide. Apres quelques braves nuits en camping, où on se retrouvait trempés au petit matin, on décide de mettre nos tentes au repos quelques jours et cherchons des solutions au sec pour loger en auberge de jeunesse ou lodges. Le budget logement explose…mais le moral se maintient, c’est ce qui compte! Et puis, dans les auberges, on rencontre des tas de gens sympas (comme Baptiste et Ysaline, s’ils nous lisent!), des gens qui parlent français, on échange des bons plans…

On se rend compte qu’on ne poussera pas plus loin en Écosse…à vélo, en tout cas! Mais repartir déjà, sans avoir vu l’incontournable île de Skye??? D’où l’idée de louer un van, pour explorer un peu plus avant cette magnifique côté ouest. On dégotte un transporter converti à Inverness, et nous voilà partis pour 4 jours au sec, et motorisés. Et sans culpabilité!! On passe par Glennfinnan, l’île de Skye (dont on n’aura quasi rien vu à cause d’une météo épouvantable!), Applecross, Guerloch,…Comme c’est beau…On a rarement vu ça…On se fait tout petits devant Dame Nature!

La vie en van, à 4, quand il fait pourri dehors, c’est presque aussi difficile qu’à vélo: « vas y que je te pousse pour que je passe », « referme la porte, grouille, y’a des midges », « Bon, qui dort dans le toit ce soir? ».. Et passons le stress de la conduite à gauche, avec volant à droite, et vitesses à gauche, sur les routes à chicane…On se croirait à notre premier cours d’auto-école! Mais bon, We did it, et c’était assez fun quand même!

Si on est en contact rapproché avec la nature, on l’est moins avec les Écossais…Pas facile d’aller à la rencontre des gens: d’abord, il y a peu d’habitants, puis ils sont souvent à l’intérieur de chez eux…Mais grâce à la baguette magique warmshower, on fait quand même quelques rencontres intéressantes…
A Oban, on est accueillis par Léo, dans son repaire en haut d’une colline: il habite dans un ancien poste d’observation militaire de la seconde guerre mondiale. Il est réparateur de machines à laver, pratique le troc plutôt que de se faire payer, se chauffe à l’huile de friture de restos, et a des tas d’histoires à raconter. À Inverness, Karen, entre deux leçons de Pilates, nous laisse sa caravane pour dormir et les enfants copinent avec sa fille Lily, qui essaie d’apprendre le français! A Edimbourg, on pose nos bagages 2 nuits chez Martyn, un vétérinaire tiers-mondiste retraité, qui collectionne les chameaux, passe son temps dans un jardin potager communautaire, et a construit une tyrolienne pour les enfants dans son jardin. Quelle richesse de découvrir un pays par l’intermédiaire de ses habitants. C’est sans doute ce qui nous marque le plus et nous inspire une immense reconnaissance!

À Inverness, on passe les 5000 km au compteur et on atteint le « point nord » de notre épopée. Cela veut dire que désormais, on change de cap: « on rentre » et le moral change complètement! D’un coup, on a envie de rentrer « tout de suite », on ne supporte plus l’odeur de nos essuies qui puent, on a mal aux jambes quand ça monte, on se rend compte qu’on va bientôt retrouver notre maison et nos copains, et on s’impatiente. On a d’ailleurs booké notre bateau pour Amsterdam pour ce samedi 17 septembre!

Ce sont donc nos dernières heures sur l’île britannique. Vite, encore un fish and chips, et zou, encore quelques shortbreads, et hop, un petit verre de whisky…Hum, non, non, on n’aura pas maigri…!

Scotland!

Voilà, on y est! On vous jure!

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Apres un adorable accueil chez Eilidh à Glasgow, on se met en route vers la côte ouest. Le temps est radieux, les gens nous arrêtent en chemin tellement ils sont flattés de voir une famille à vélo dans leur pays! Le premier soir, on se dégotte un endroit de camping sauvage-encore-mieux-que-dans-tres-rêves!

 

Bref, on est tout guillerets et on pense que ce mauvais temps écossais n’est qu’une vilaine légende…

Hum!! Le lendemain, on déchante! Pour le temps seulement! Car les paysages restent majestueux, et se méritent au prix de fameuses côtes aussi! (On vous garde au chaud les vidéos de Dona qui arrive haletante au sommet…!). On roule sur des routes très peu fréquentées, à voie unique avec des chicanes pour se croiser. Autour de nous, des collines montagneuses, comme si on avait coupé le haut des Pyrénées pour les déposer ici, au milieu des lochs!

Notre moral joue un peu au yoyo, avec des sacrés coups de mous (surtout le jour de la rentrée…!), et l’envie d’être chez soi, au sec, avec nos amis…et puis des remontées de moral face aux paysages splendides, grâce à des petits cookies délicieux, ou des franches rigolades familiales! Pour nous aider à tenir le coup avec la météo, on se trouve quelques bonnes adresses de glamping (glamour camping, pour ceux qui ne connaissent pas encore). De quoi se tenir bien au sec et cocooner!

M’enfin, il paraît que quand il pleut, il n’y a pas de midges (vilains petits moucherons qui piquent fooort). C’est déjà çà, hein JiF?

Et puis, il paraît que next week, it’s getting better!

 

Encore quelques images d’Angleterre…

Ouuuh, on a du retard..Mais c’était tellement joli, et il a fait tellement beau…qu’on voulait vous partager ça!

Nous vous avions laissé à Devizes, dans une famille d’hôtes WS qui se sont coupés en quatre pour nous aider à acheter nos billets de train pour Glasgow et nous trouver un logement pour Bristol.

On les quitte, le cœur un peu gros, pour rejoindre Bristol en quelques jours, en longeant principalement le canal de l’Avon. A la sortie de Devizes, 29 écluses (manuelles) se succèdent sur 3 kilomètres pour gravir 72 mètres de dénivelé…on met la main à la pâte pour aider les bateliers!

 

On est charmés par cette Angleterre, aux jolies petites villes et à la campagne préservée, par la gentillesse et l’accueil des anglais, par le rituel du tea Time…

A Bath, nous retrouvons notre cyclo rencontrée au Portugal, Anne-Laure, pour terminer la route ensemble jusque Bristol, où nous sommes accueillis chez Mike et Matthew pour 2 nuits…puis 3 supplémentaires pendant le retour de Dona en Belgique.  Ji-F et les enfants en profitent pour découvrir cette ville super trendy: spécialités Vegan au Old Market, atelier de création « punk », et parkrun (courses à pied pour les enfants)…ou Judith rafle la médaille d’argent!

 

Apres  week-end très mouvementé, on se retrouve tous à Bristol (et je vous passe toutes les émotions…)..pour repartir dès le lendemain pour Glasgow, en train.

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Ce que vous ne demanderez pas à Dona

Voici nos réponses exhaustives à toutes les questions que vous vous posez. Interdiction de les poser à Dona lors de son retour en Belgique!!

Qu’est ce que vous faites tous les jours?

On achète du pain, on prépare notre lit dans un nouvel endroit, on note les kilomètres, on fait des courses, on se brosse les dents, on fait caca, on cherche la wifi, on boit un café, on regarde la carte, on fait pipi, on met de la crème solaire, on remplit les gourdes d’eau, on raconte notre voyage (mais ça, on le fait trois fois par jour!), on parle des copains de l’école, on mange un bout de chocolat.

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Vous êtes contents de votre matos?

Oui, surtout: Les matelas gonflants bien confortables, la fonte guidon fourre-tout, le coussin gonflable, l’appareil photo Fuji, les lunettes de soleil, les opinels, le pull avec le dessin de tigre, les chaussettes en mérino qui ne puent toujours pas après 5 jours…, la tente Hubba Hubba (et pas Bouddha Bouddha, comme dit Nils), le panneau solaire, le matériel de pêche, le petit sac à dos qui se replie en mini-boule, la gourde d’eau reçue de Vinciane et Fany, les marinières (pour Jonas et Ji-f), la liseuse, les tasses MSR en alun le réchaud Primus, la cafetière italienne

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Et la santé, ça va?

On sent qu’on vit….quand on monte des côtes, quand on a une piqûre de moustique sur les fesses, quand on prend le bateau, quand on a des courbatures aux cuisses et qu’on doit faire un pipi nature, quand on a mal dormi, quand le soleil nous donne des frissons, quand on fait du 50 kilomètres/heure en 21eme vitesse, quand on prend une douche froide, quand on doit cuisiner accroupi, quand on a un sacré vent de face, quand papa mélange son café avec son couteau, quand on a la nuque raide à cause d’un mauvais oreiller, quand on perd une dent, quand on a froid aux mains les premières descentes le matin, quand le vent frais rentre dans notre nez…

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Pas trop long de rouler 40 km par jour?

On s’occupe! On réfléchit à ce qu’on fera en Belgique en rentrant (!), on se raconte des histoires à soi tout seul, on roule sans les mains, on regarde la carte, on parle des copains (beaucoup, beaucoup, beaucoup!), on surveille la trajectoire des enfants, on suce des Vichy, on fait…blit, on réfléchit à la liste de courses, on fait des cours d’anglais, on regarde les moissonneuses-batteuses, on prend son élan à fond avant des montées…

Et la bouffe? Vous mangez beaucoup de pâtes?

Oui, mais pas « que »! Et même quand on mange des pâtes, on varie: bolo, piquantes, froides en salade, thon/olives, pesto (rouge et vert), tomates/mozza, aux légumes, chinoises, de la pape de vermicelles (!), saumon/épinards, sauce tomate, carbonara, poireaux/lardons, à la grecque (fêta, tomates et concombres), à l’ail et au persil…

 

Bouger tous les jours…vous n’avez pas oublié ou perdu trop d’affaires?

Oh si! Des crocs sur la plage de Saint Malo, la spatule en bois pour pas griffer les casseroles, une paire de lunettes de soleil, un opinel, un gant de toilette, un gant de vélo, un autre gant de vélo, une casquette, des dents, un t-shirt de pyjama, le drapeau belge (heureusement, papy et mamy nous en ont renvoyé un!), le drapeau espagnol, une gourde, un éplucheur,…

Et ça vous fera quoi de rentrer en Belgique?

On se réjouit! Y’a un tas de trucs qu’on a envie de faire à notre retour: la recette des biscuits au sésame du Maroc, fêter notre anniversaire, dormir sur notre oreiller, dans le même lit plusieurs nuits de suite, perfectionner notre anglais, aller à vélo au boulot ou chez nos copains, jouer aux lego chez les voisins, se sécher avec un essuie-pas-du-décathlon après la douche, cuisiner des produits frais, faire un feu de bois, planter un saule pleureur dans le terrain à Buzet, boire la « drache nationale » brassée par Olivier, faire un bon match de volley, aller au Caméo, mettre des habits différents chaque jour, retrouver nos instruments de musique, marcher dans des pantoufles…

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Et pour le reste de vos questions, gardez les au chaud pour nous les poser à notre retour!

 

 

De la Bretagne…à la Grande Bretagne!

Après plusieurs jours sans wifi, sans adaptateur anglais, téléphones et tablettes à plat…nous revoilà!

Here we come!

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Avant de vous livres nos premières impressions anglaises, un petit flash back en images de notre dernière semaine française: traversée de la Bretagne entre canaux, champs de blé fauchés et voies vertes. Petites pauses touristiques à la Gacilly pour l’expo photo en plein air, et à Dinan…que nous remontons complément à vélo depuis la Rance sous les applaudissements des piétons!

Nous sommes accueillis successivement par 3 hôtes WS, plus sympas les uns que les autres. À chaque fois, nous nous réjouissons de rencontrer de nouvelles personnes, et se savoir accueillis en fin de journée dope notre moral!

Après l’avoir évitée tout au long de notre traversée française, nous retrouvons la mer à Saint-Malo. Le 14 août, on traverse la Manche…

Nous voila donc sur le sol anglais. Nos repères sont à nouveau chamboulés: pounds, miles, autre langue, conduite à gauche, peu de campings…Heureusement, l’accueil à bras ouverts des anglais compense toutes nos petites angoisses! Le premier soir, nous nous faisons offrir le camping par une famille sirotant un verre au bar, puis nous dormons 3 nuits dans des jardins de personnes rencontrées sur le chemin…Incredible! Ce soir, nous logeons pour la première fois chez des hôtes WS super charmants. Ouf, enfin un lit et une douche!

Le 15 août, on fête les 9 ans de notre fiston, devinez comment!

Après avoir longé la côte de Portsmouth à Southampton (profitez en pour faire un exercice de prononciation anglaise!), et traversé quelques bras de mer en (mini!) ferry, Nous avons passé 3 jours dans le parc national New Forest, une immense étendue de magnifiques forets et landes de bruyères, dans laquelle vivent en liberté des milliers de chevaux. Magique!

Nous sommes en route vers Bristol, où Dona prendra l’avion pour un À/R express, mais intense pour le mariage de son frérot.

Toutes ces nouveautés et planifications nous occasionnent un peu de stress: où dormir, par où aller, comment occuper le temps à Bristol pour ceux qui restent? Des petites coups de cafard apparaissent par-ci, par là, les émotions sont un peu plus à fleur de peau. Cela resserre aussi les liens entre nous, et malgré les conditions météo un peu plus difficiles (pluie et vent depuis 2 jours), nous avalons les kilomètres dans la bonne humeur!

Bon, ma cup of tea est vide, et jiF fait la conversation depuis 1 heure avec nos hôtes…je vous dis donc « bye bye! »

 

Itinérances paysannes

-C’est joli, la Rochelle?
-Euh…y a du monde….

Alors, pour éviter ÇA,

Nous opérons un virage à 90 degrés pour remonter plein Nord, en évitant la velodyssée (mais surtout la côte) et privilégiant les petites routes à l’intérieur des terres. Bien nous en a pris!!

Nous traversons la Charente Maritime, le Marais Poitevin, puis la Vendée et la Loire Atlantique, vers la Bretagne.
C’est l’été, le temps des moissons. Les routes se déroulent comme de grands rubans noirs (et chauds!) au milieu des champs de maïs, tournesol et blés coupés. On aime observer cette agriculture, on s’émerveille des vues en perspective de ballots de foin, on longe canaux et rivières, dans le silence et la patience des pêcheurs…

Petite devinette: pourquoi pédalent-ils avec leurs mains?

Nous traversons des villages de Charente pleins de poésie, entre vieilles pierres et roses trémières, des hameaux de Vendée aux habitations basses, écrasées par le vent, longeons rivières et canaux, couloirs de verdure aux jolis reflets, visitons Nantes et ses fameuses « machines ».

Très peu de touristes sur notre parcours…Par contre, plusieurs rendez-vous avec des « gens qui comptent »! C’est d’abord un apéro surprise improvisé avec Marie Hélène et Fouad, sur la route de leurs vacances. Quel bon parfum de Belgique! Puis, on retrouve Anais et Loïc pour un « 24 h copains-copines ». On démarre par un barbecue, et le lendemain soir, on termine par un Resto…et entre les deux: Loïc pédale avec nous et Judith se refait une santé en se faisaient gâter par Mireille et Fabrice à la Rochelle. Quelques jours plus tard, ce sont les retrouvailles programmées de longue date avec nos amivoisins! Avec leur super équipement, et leur super bonne humeur, ils embrayent dans notre itin-errance. Nous partageons quelques jours de route, de rencontres et de découvertes avec eux. C’est un pur régal, pour les enfants comme pour les parents.

Loin de « couper le voyage », ces retrouvailles sont plutôt l’occasion de le partager, de le vivre avec d’autres. On réalise à quel point les amitiés avec nos proches enrichissent notre vie de famille!

Notre remontée en France est marquée par des étapes dans des « accueils paysans » ou initiatives associées: des producteurs, des paysans, mais aussi des associations ouvrent les portes de leur activités à des voyageurs et visiteurs. Cela donne de très belles rencontres, des endroits pleins d’âme et de charme, cela donne beaucoup de sens à notre voyage, et cela donne du sens à la vie tout court!

Ainsi, grâce à nos hôtes WS de Saintes, nous rejoignons un camping tenu par une poignée de jeunes naturalistes à la Grève sur le Mignon. Ils accueillent des groupes en camp de découverte, fabriquent des yourtes et ont repris un ancien camping municipal en mode de gestion « Eco ». Une toute belle adresse, donc, qui s’appelle « la frênaie ». Le 1er soir, on s’est joints à la soirée pizza, et avons découvert la « pizza dessert »: bananes-chocolat. Très convaincant!!


Nous passons aussi par plusieurs fermes qui proposent un hébergement en camping, dans un esprit très nature et campeur, tout pour nous plaire. C’est aussi l’occasion d’acheter tantôt un petit fromage de chèvre, tantôt des saucisses bien goûtues ou encore des légumes tout frais du jardin.
Nous avons un coup de cœur spécial pour « le jardin de la Bardonnière » à Bois de Cené où nous sommes accueillis par Louise et Yannick. Anciennement animatrice et profs de maths, ils se sont mis au maraîchage il y a 5 ans. Au milieu de leurs champs: une caravane emplie de livres à lire, des cabanes dans les bois, des hamacs où faire la sieste, des gentils cheveaux sur lesquels tenter son premier galop, un petit abri où discuter et se rencontrer…bref, un lieu empli de magie et d’énergie, parfait pour accueillir nos retrouvailles avec Nils et Natacha!

Ces différentes rencontres nous ont toutes fait converger vers le haut lieu de résistance de l’ouest atlantique, symbole de toutes les luttes paysannes: la ZAD de Notre Dame des Landes. Un projet de nouvel aéroport menace 1650 hectares de terres agricoles au Nord de Nantes. Une mobilisation énorme a lieu depuis plusieurs années et se traduit par une occupation des zones expropriées par des collectifs de militants: des fermes abandonnées redeviennent des lieux d’élevage, de maraîchage ou se transforment en boulangerie. Tout un petit monde de résistants, de squatteurs, d’habitants historiques se côtoie et s’organise dans cet espèce de no man’s land aux nouvelles règles de vie collective (débrouille, autonomie, pas d’argent, récup…). Nous y restons 2 jours, partagés entre la curiosité, l’admiration, mais aussi en légère dissonance culturelle. On nous somme par exemple de retirer le drapeau français qui flotte au vélo des enfants, ou on nous éconduit de la table collective en nous voyant manger un bout de jambon…et oui, c’est un lieu végétarien!

Nous nous situons sans doute quelque part entre ces pratiques radicales, issues de valeurs auxquelles on adhère néanmoins, et la société de consommation qui nous rattrape, mais qu’on a du mal à contourner….comme en témoignent ces photos: razzia de matos au Décathlon, pendant que les autres se connectent au wifi, ou encore et toujours ces courses quotidiennes dans des affreux supermarkets de bouffe industrielle sur-emballée.

Notre potager, notre coopérative Paysans Artisans, nos petits réseaux de résistance…tout cela nous manque un peu tout de même, et nous donne une bonne raison de se réjouir de rentrer un jour!

Et parce que l’art et la culture adoucissent les mœurs, nous vous offrons un instant de poésie avec ces quelques sculptures réalisées par un collectif d’artistes dans d’anciennes carrières (Les Lapidiales à Crazanne)